Parmi ses travaux de recherche, la professeure Céline Vaneeckhaute se penche actuellement sur les problèmes du lac Saint-Augustin, près de la Capitale-Nationale. Le lac, interdit de baignade depuis environ vingt-cinq ans, possède diverses problématiques d’algues et de cyanobactéries le rendant non sécuritaire pour les êtres vivants.
Le lac Saint-Augustin possède plusieurs algues-bleues vertes dangereuses qui sont le résultat d’une augmentation de phosphore créé par les rejets de l’urbanisation et de l’agriculture environnante. Le projet consiste à intégrer des billes de résine dans l’eau grâce à une installation munie de tube permettant de capter l’eau, de supprimer l’apport en phosphates afin de ralentir et éventuellement supprimer les algues.
La professeure Vaneeckhaute s’est intéressée à ce bassin d’eau, car les problématiques qu’il présente sont représentatives de celles observées dans plusieurs lacs du Québec. Ses recherches pourront aider d’autres lacs, puisque l’augmentation de l’urbanisation autour des sources d’eau ainsi que plusieurs autres contaminants font souffrir l’écosystème aquatique et une dégradation est perçue de plus en plus sur tout le territoire. « En restaurant la qualité de l’eau du lac Saint-Augustin, nous développons aussi des solutions qui pourront bénéficier à de nombreux autres lacs québécois confrontés aux mêmes défis », mentionne la professeure.
Le projet déjà en cours a débuté avec des tests en laboratoire à plus petite échelle depuis l’automne 2025. Avec la machinerie installée au bord du lac depuis juillet, un suivi des résultats permettra de voir les progrès et de concevoir une solution à plus grande échelle. La professeure Vaneeckhaute est optimiste que le lac sera de nouveau accessible à la baignade dans un avenir rapproché, puisque les premières données recueillies sont positives.
12 août 2026