Plusieurs projets de recherche menés à l’Université Laval bénéficient récemment de financements stratégiques visant à accélérer le développement de solutions innovantes en santé, tant en génomique qu’en technologies vaccinales.
Dans le domaine de la génomique, des chercheurs de l’université figurent parmi les récipiendaires du Programme d’intégration de la génomique – Santé humaine de Génome Québec. Ce programme soutient des initiatives qui visent à transformer les avancées en génomique en applications concrètes, notamment en matière de prévention, de diagnostic et de traitement.
Parmi les projets financés, celui dirigé par le professeur Olivier Barbier explore une approche thérapeutique innovante pour les maladies du foie. L’équipe s’intéresse notamment au rôle du microbiote intestinal afin de stimuler la production de métabolites bénéfiques, avec l’objectif de mieux traiter des pathologies fréquentes comme la MASLD et la MASH, mais aussi certaines maladies auto-immunes rares.
Parallèlement, les travaux du professeur Bruno Gaillet, également soutenus dans ce programme, visent à développer des outils de séquençage pour analyser le matériel génétique des thérapies virales et améliorer leur sécurité et efficacité.
La professeure Caroline Duchaine, avec Émilie Bédard, met au point un outil pour évaluer l’exposition des travailleurs des stations d’épuration aux bioaérosols afin de mieux protéger leur santé.
En complément de ces avancées, deux projets issus de l’université ont aussi été retenus dans le cadre du programme Innovations en technologies vaccinales de Médicament Québec, qui vise à renforcer les capacités québécoises dans ce secteur stratégique.
Le professeur Bruno Gaillet travaille sur un projet de plateforme de nanoparticules lipidiques, une technologie déjà utilisée pour le transport de l’ARN messager dans certains vaccins. Son objectif est d’en améliorer l’efficacité afin de réduire les doses nécessaires et les effets secondaires.
De son côté, le professeur Jérôme Estaquier travaille à la mise au point d’outils et de services précliniques permettant de mieux comprendre certaines réponses immunitaires, notamment grâce à des études sur des primates non humains, essentielles au développement de nouveaux vaccins.
Ces différents financements témoignent de l’importance des collaborations entre milieux universitaire et industriel, ainsi que de la volonté de développer des solutions concrètes répondant à des enjeux majeurs en santé.
27 mars 2026