Vers une intelligence artificielle «robuste, raisonnante et responsable»

Les immenses retombées que les outils de l'intelligence artificielle (IA) pourraient avoir dans toutes les sphères d'activités commencent à peine à poindre dans l'espace public, mais les problèmes qu'ils risquent d'engendrer font déjà les manchettes. Le tourbillon de réactions déclenchées par le lancement de ChatGPT en est l'exemple parfait. Pour surmonter ces problèmes, un vaste regroupement de chercheurs propose un changement de paradigme en vue de favoriser le développement d'une intelligence artificielle qui serait à la fois «robuste, raisonnante et responsable».

C'est à cette tâche que s'attaqueront les partenaires du projet Intelligence artificielle robuste, raisonnante et responsable (IAR3) grâce à une subvention de 124,5 M$ accordée par le Fonds d'excellence en recherche Apogée Canada. Ce projet sera réalisé par des équipes l'Université de Montréal, de l'Université Laval, de Polytechnique Montréal, de HEC Montréal et de l'Université McGill. Yoshua Bengio, de l'Institut de valorisation des données (IVADO) de l'Université de Montréal, en assure la direction scientifique.

Le projet IAR3 mise sur la collaboration entre spécialistes des sciences humaines, des sciences sociales, des sciences de la santé, des neurosciences, du génie et de l'informatique pour améliorer les outils de l'IA et pour en étudier les répercussions sociales et éthiques.

Des chercheurs de l'Institut intelligence et données (IID) de l'Université Laval ont participé aux réflexions entourant la préparation du projet IAR3. «L'expertise des membres de l'IID a été mise à contribution pour développer les volets “robuste“ et “raisonnant“ du projet», souligne le directeur de l'institut, Christian Gagné, professeur au Département de génie électrique et de génie informatique.

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