Santé et sécurité publique: le sort des virus dans le traitement des eaux usées sous la loupe

Grâce à un important financement octroyé par le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG), le groupe de recherche BioEngine de la professeure Céline Vaneeckhaute évaluera et optimisera les performances des procédés de traitement des eaux usées et des boues d’épuration en matière d'élimination des virus.

Les virus sont partout. Mais qu’en est-il de leur élimination lors du processus de traitement des eaux usées, plus particulièrement dans le contexte entourant la pandémie actuelle? Comment assurer la santé publique, notamment en ce qui a trait à la réutilisation de l'eau et des biosolides?

«Bien que les technologies soient performantes, il est important de mieux comprendre le sort de la diversité des virus dans l’environnement et de démontrer au grand public que le recyclage de l’eau et des fertilisants est sécuritaire», mentionne la professeure Vaneeckhaute.

En partenariat avec H2O Innovation et Bruno Gaillet, expert en virus et professeur au Département de génie chimique, ce projet de recherche permettra à l’équipe d’aiguiser son expertise quant à l’inactivation des virus dans le processus de traitement des eaux usées et des boues et, éventuellement, d'émettre des recommandations afin d'optimiser ces procédés. Pour ce faire, ils auront recours, entre autres, aux bioréacteurs membranaires et de digestion anaérobie à pleine échelle et à l’échelle du laboratoire.

«Avec nos partenaires, on va également tester des scénarios de fonctionnement réduit des équipements afin d’évaluer l’importance des tests d’intégrité à intervalles réguliers et au besoin, d’identifier des points de contrôle critiques pour assurer la santé publique», ajoute Céline Vaneeckhaute.

Ce projet de recherche vous interpelle? BioEngine est à la recherche de candidats à la maîtrise ou au postdoctorat afin de compléter son équipe. Communiquez avec Céline Vaneeckhaute!