Découvrir la recherche liée à l'eau et à l'environnement

L'eau et l'environnement sont des axes de recherche privilégiés par plusieurs de nos chercheurs qui travaillent tout autant en traitement des eaux usées qu'en gestion de l'eau en milieu urbain et en décontamination des eaux souterraines. D'autres encore se penchent sur la génomique des poissons et leur biodiversité, la santé des écosystèmes marins et terrestres ainsi que les répercussions des changements climatiques sur ces derniers.

Les visages de la recherche sur l'eau et l'environnement

Voici le résumé des sujets de recherche abordés par nos chercheurs dans l'axe eau et environnement ainsi qu'un bref portrait des travaux menés par l'un de nos professeurs dans chacun d'eux.

Biodiversité

Les activités humaines modifient et menacent en partie l'intégrité, la diversité et la santé des espèces marines puisque ces activités favorisent l'exploitation des ressources, modifient les habitats et facilitent l'invasion de certains écosystèmes par des espèces exotiques. Quant aux changements climatiques, ils influencent la distribution géographique des espèces et peuvent entraîner l'extinction de certaines espèces indigènes au profit d'autres non indigènes.

Connie Lovejoy, professeure au Département de biologie

Connie Lovejoy, professeure titulaire, Département de biologie

Membre de Québec-Océan, d'ArcticNet et du Centre d'études nordiques

À l'affût des moindres formes de vie dans les eaux arctiques, Connie Lovejoy y traque toute la richesse et la complexité de la biodiversité microbienne. La professeure s'intéresse principalement aux microorganismes planctoniques contenus dans l'océan Arctique et dans les lacs du Haut arctique qui contribuent aux stocks biologiques de carbone et jouent un rôle dans les fluctuations biogéochimiques de la matière organique. Elle a contribué récemment à la découverte d'un amas de divers microorganismes dans le fond du lac Ward Hunt, lac que l'on croyait dépourvu de toute forme de vie.

Biologie de la conservation

Plusieurs espèces fauniques et aquatiques sont menacées par la chasse ou l'exploitation, la détérioration, la perte et la fragmentation des habitats causées par la déforestation, l'urbanisation, l'agriculture et l'aquaculture, l'exploitation minière et les changements climatiques. C'est pourquoi plusieurs chercheurs en biologie suivent de près la dynamique de certaines populations, réintroduisent des espèces et restaurent la qualité de milieux dégradés.

Louis Bernatchez, professeur au Département de biologie

Louis Bernatchez, professeur titulaire, Département de biologie

Directeur de l'Institut de biologie intégrative et des systèmes (IBIS)

Lauréat du prestigieux Molecular Ecology Prize en 2016, Louis Bernatchez est considéré comme un des pionniers et leaders mondiaux de l’écologie moléculaire. Combinant les domaines de la génomique quantitative et fonctionnelle, la génomique des populations, la bio-informatique, l’écologie et la physiologie, l’objectif général de son programme de recherche est d’enrichir les connaissances fondamentales sur les facteurs évolutifs régissant la diversité génétique des populations afin de stimuler la viabilité économique à long terme et la valeur sociale des espèces aquatiques et terrestres.  Ses recherches portent surtout sur les poissons, aussi bien marins qu’en eau douce, mais les travaux en cours dans son laboratoire couvrent l’ensemble du monde animal, des protistes jusqu’aux grands mammifères.

Écologie des organismes marins

Pour comprendre de quelle façon les activités humaines et les changements climatiques ont des répercussions sur la disponibilité des ressources, la biodiversité ainsi que le fonctionnement et la santé des écosystèmes marins, les scientifiques étudient l'écologie évolutive des macroalgues, des invertébrés, des poissons et des mammifères marins qui jouent un rôle primordial au sein des communautés ou des réseaux alimentaires marins.

Ladd Johnson, professeur au Département de biologie

Ladd Johnson, professeur titulaire, Département de biologie

Membre du Groupe interinstitutionnel de recherches océanographiques (Québec-Océan)

Ladd Johnson étudie l'écologie des algues et des herbivores qui les broutent dans les écosystèmes littoraux. Ses recherches sur les La zone intertidale est la partie du littoral située entre les limites extrêmes des plus hautes et des plus basses marées. et L'étage infralittoral est la partie du littoral qui est émergée lors des marées de vive-eau. lui permet de mesurer le stress subi par les animaux et les végétaux durant la marée basse et de comprendre comment les différents niveaux de stress affectent les tapis d'algues et la persistance des petits lits de varech. Ses recherches portent également sur l'expansion et la dispersion des espèces exotiques marines et leurs impacts sur les écosystèmes dans lesquels elles se trouvent.

Mon projet vise à comprendre les conséquences écologiques et génomiques de l'ensemencement comme outil de soutien de la pêche sportive au touladi (aussi appelé truite grise ou truite de lac). J'utilise des outils novateurs, dont la spectrographie de masse à fine résolution, afin de comprendre les conséquences de la gestion des ressources sur la vie des poissons.

Olivier Morissette, diplômé du doctorat en biologie sous la direction de Louis Bernatchez

Gestion de l'eau

La population est de plus en plus exigeante concernant le goût de l'eau qu'elle boit, sa couleur, son odeur et sa sécurité pour la santé ainsi que de la qualité des eaux de baignade. Parallèlement à ces exigences élevées, la qualité de plusieurs plans d'eau dans lesquels les municipalités s'approvisionnent se dégrade sous l'effet de l'étalement urbain, de l'agriculture intensive et du débordement des eaux d'égout.

Peter Vanrolleghem, professeur au Département de génie civil et de génie des eaux

Peter Vanrolleghem, professeur titulaire, Département de génie civil et de génie des eaux

Titulaire de la Chaire ModelEAU et directeur du Centre de recherche sur l'eau (CentrEau)

Le professeur Vanrolleghem est un spécialiste des modèles mathématiques pour comprendre et prévoir le fonctionnement des systèmes de traitement des eaux usées et assurer la fiabilité des données récoltées. En améliorant le contrôle et la surveillance des eaux par de nouveaux outils de prédiction de la qualité de l'eau, il cherche à optimiser les systèmes d'eau usées ainsi que la qualité des eaux réceptrices. Il est le maître d'œuvre de l'usine-pilote de traitement des eaux qui se trouve au pavillon Adrien-Pouliot.

Hydrogéologie

La surexploitation et la contamination des eaux souterraines menacent les réserves d'eau potable dont dépendent 10 millions de Canadiens. Ces eaux, dont la décontamination est souvent longue et coûteuse, doivent être gérées et protégées adéquatement pour préserver la santé de la population. Une façon d'y parvenir est de mieux prédire l'écoulement des eaux souterraines et de leurs contaminants. Les chercheurs tentent également de mettre au point de nouvelles technologies pour dépolluer ces eaux efficacement et à moindre coût.

John W. Molson, professeur au Département de géologie et de génie géologique

John W. Molson, professeur titulaire, Département de géologie et de génie géologique

Titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur l'hydrogéologie quantitative des milieux poreux fissurés

Le professeur Molson est un spécialiste des modèles mathématiques reproduisant les lois de la physique qui régissent l'écoulement des eaux souterraines dans les systèmes hydrogéologiques fissurés. Ces modèles lui servent à évaluer de nouvelles technologies de dépollution des eaux souterraines contaminées et à prédire les risques de pollution par de nouveaux contaminants. En bref, les travaux de ce chercheur consistent à élaborer des stratégies efficaces de protection, de gestion et de dépollution des eaux souterraines qui pourront servir en milieu tempéré et de froid extrême.

Réponse de l'océan aux changements climatiques

Les émissions de gaz, qu'elles soient naturelles ou causées par l'humain, de même que les contaminants et les aérosols affectent l'atmosphère puis les océans déjà grandement touchés par le réchauffement planétaire, les dépositions et les échanges gazeux. Plusieurs scientifiques sont à pied d'oeuvre, au Nord, pour comprendre les impacts de ces changements sur l'eau, la circulation, la répartition spatiale des organismes dans l'océan, la productivité des espèces marines exploitables, la biodiversité et les flux de matière et d'énergie dans l'écosystème arctique.

Jean-Éric Tremblay, professeur au Département de biologie

Jean-Éric Tremblay, professeur titulaire, Département de biologie

Directeur scientifique du Groupe interinstitutionnel de recherches océanographiques (Québec-Océan)

Le professeur Tremblay étudie le phytoplancton, cet organisme marin en suspension dans l'océan, et son comportement en lien avec la fonte des glaces de l'océan Arctique, dans le Grand Nord canadien. Il cherche à savoir si la meilleure pénétration de la lumière dans l'océan facilite la prolifération du phytoplancton ou non et comment ce dernier participe au cycle du carbone. Il s'attarde également aux répercussions du réchauffement des températures sur les zones de pêche dans l'Arctique.

Au laboratoire, on essaie de comprendre le comportement de la grande faune, donc des herbivores comme les caribous, les cerfs de Virginie, les orignaux, etc., mais aussi de leurs prédateurs (ours, loups).

Steeve D. Côté, professeur titulaire au Département de biologie